En psychothérapie, on ne pourrait trop insister sur l’écoute attentive du patient. Au-delà du contenu de son récit, les mots employés, l’agence­ment de la phrase et le mode du verbe, par exemple, dénotent sa ma­nière de penser, de ressentir. Pour qui sait les décrypter, les paroles que le sujet prononce laissent entrevoir son vécu profond. Le terme utilisé dit quelque chose au-delà de lui-même : l’image mentale profonde ou fan­tasme de l’intéressé.

Cet essai est conçu pour fournir un instrument linguistique au psychothé­rapeute afin de lui permettre de percevoir les caractéristiques person­nelles de son patient à travers les particularités de son langage.

Le présent ouvrage précise la norme, la référence habituelle à partir de laquelle s’élabore la parole, c’est-à-dire la grammaire utilisée. De plus, il indique ce qu’implique chaque particularité ou déformation de cette norme que peut apporter le locuteur dans son expression verbale.

Autrement dit, connaître l’instrument de mesure qu’est la grammaire permet de déceler les particula­rités ou déformations introduites par le patient en comprenant chaque fois ce qu’elles révèlent de lui-même.

Essai du Dr. Jean Lerminiaux  – Dossier réalisé par Vincent Godefroid – Ed. Clin d’œil – Belgique.
Format : 150 mm x 210 mm – 4 page de couverture et 330 pages intérieures – Reliure : dos carré collé.
Février 2010 – D/2010/11.131/11.